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François Gueroult

François Gueroult

Sida, la peine et le sursis (Infimes)

Orléans, décembre 2008 : pour la première fois en France, une Cour d’assises juge une affaire de contamination par le sida. Une femme, accusée d’avoir transmis le virus à son mari, est condamnée à une peine de 5 ans de prison avec sursis. Mais peut-on, doit-on juger le sida ? Dans un couple, qui doit l’emporter : la responsabilité individuelle ou la coresponsabilité ? Avec quelles conséquences en matière de politique de prévention ? Un questionnement au cœur de ce roman, véritable immersion dans ce procès historique, et témoignage poignant sur les années sida.

 » Un simple hasard et me voilà embringué dans un procès d’assises, et dans la position en apparence la plus confortable qui soit, mais je pressens déjà que ce n’est qu’une apparence : la position du juge. Un juge d’une fois, un juge d’une histoire, un juge d’une femme dont je n’ai pas retenu le nom tout à l’heure, mais qu’à présent je dévisage : la cinquantaine, à première vue, les cheveux mi-longs, le teint d’une extrême pâleur, les yeux humides. Qui tousse. Bruyamment. Qui tousse de nouveau… C’est cela, oui : l’impression d’une femme malade, chétive, frêle, presque décharnée. Et libre, puisqu’elle est installée au premier rang et non pas dans le box dont les vitres épaisses suggèrent trop bien la dangerosité des criminels. Libre, voûtée sur sa chaise, se prenant parfois la tête entre les mains, une bouteille d’eau et des paquets de mouchoirs devant elle, posés sur une table en bois. Ses seules affaires. Que peut-on bien reprocher à ce squelette vivant ? Aux assises, vraiment, cet être à la santé compromise, au regard désespéré, à l’allure d’une victime ? Quel contraste avec ces lieux dorés, cette belle salle ornée de tapisseries où ne manque que le fameux buste aveugle qui tient, avec un sens parfait de l’équilibre, les deux plateaux de la balance… De quel crime peut-on bien soupçonner cette accusée-là ? « 

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L’Autre Goering (Infimes)

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Qui se souvient d’Albert Goering (1895-1966) ? Seul son frère est resté tristement célèbre Hermann Goering, le chef de la Luftwaffe et impitoyable numéro 2 du régime nazi. Son jeune frère, Albert, fut pourtant son exact contraire : profondément humaniste, antinazi convaincu, il sauva des juifs et aida des mouvements de résistance Des studios de cinéma autrichiens aux usines tchèques de Skoda, Albert Goering eut un parcours si étonnant que personne, au sortir de la guerre, ne voulut croire à son histoire – une vie digne d’un personnage de roman ! C’est précisément ce roman que François Guéroult se propose ici de nous raconter.

 

Oradour, le roman d’un procès (Infimes)

Oradour

Héros ou bourreau ? C’est à cette puissante interrogation que se livre François Guéroult dans ce roman historique consacré au retentissant procès d’Oradour-sur-Glane débuté en janvier 1953 à Bordeaux. S’appuyant sur des faits historiques avérés, l’auteur étudie avec minutie l’échange qu’il imagine entre le Président du Tribunal, Saint-Saëns et son fils Christian au sujet de ce procès. L’horreur d’Oradour resurgit alors et toutes les questions de résistance, d’obéissance, d’humanité se posent dans ce récit poignant qui apporte une lumière nouvelle et attendue sur ce terrible massacre commis le 10 juin 1944.

 

François Gueroult est journaliste à France Bleu Orléans et l’auteur de trois ouvrages aux Editions Infimes :
- Oradour, le roman d’un procès
- L’Autre Goering
- Sida, la peine et le sursis



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