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Laurence Devillairs

Laurence Devillairs

Petite philosophie de la mer (Delachaux & Niestlé)

Plus que jamais, nous ressentons le besoin de nous recentrer sur l’essentiel : l’air qui nous fait vivre, les arbres qui nous protègent, la mer qui nous enseigne l’immensité et la contemplation.

Ce livre est le second ouvrage d’une collection qui nous réapprend à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature. Après le succès international de Petite philosophie des oiseaux, quoi de mieux que d’arrêter à nouveau le tempo infernal de nos vies et d’écouter le doux ressac de l’océan ? Par ses flux et reflux, par sa façon de recouvrir le monde et de nous être si silencieusement nécessaire, cette grande dame bleue qu’est la mer nous enseigne un art de vivre plus respectueux de nos rythmes, plus profond aussi.

Petite philosophie de la mer délivre une vingtaine de petites leçons de vie, courtes et simples, pour retrouver l’être naturel qui respire en nous.

Extrait : Chapitre Profondeurs marines : cultiver sa mer intérieure.

« Aucune eau ne ressemble à une autre, chacune a ses vents et ses couleurs. Nous sommes nous aussi agités d’une vie secrète, de mers intérieures, changeantes et aux profondeurs insoupçonnées. De la même façon que nous ne voyons pas le fond de la mer, nous ne savons pas tout ce que nous portons en nous.

[…] Il y a en nous un monde intact, sauvage comme le sont les mers et les océans, où nous avons le sentiment de nous retrouver. C’est dans ces eaux-là que nous devons naviguer. Sans nous laisser trop souvent submerger par les rôles imposés, les identités empruntées. […]

Nous ne connaissons pas encore nos abysses, nos montagnes et nos
sommets sous-marins. Il ne faut pas les redouter, mais au contraire les préserver. »

Autres exemples de « leçons » :

  • Tout le sel de la mer : redonner goût aux choses.
  • Phares : choisir ses éclaireurs.
  • Mal de mer : survivre aux blessures du cœur.
  • Récifs et écueils : comment les éviter ?

Guérir par la philosophie (PUF)

De quoi peut bien nous guérir la philosophie ? Sa compétence dépasse celle des chamans, des psychothérapeutes et des chirurgiens : la philosophie guérit de la vie. Car vivre ne va pas de soi, et il n’est pas même certain que nous soyons armés pour cela. La vie n’est pas un sport de glisse, où il suffirait de se laisser aller à être soi. Il faut du courage pour exister. Il faut du panache pour affronter la réalité, son indifférence, son injustice et sa bêtise. Et consoler ne suffit pas. Il nous faut un remède, une médecine. Pas de celles qui préconisent des solutions faciles, mais de celles qui permettent d’affronter les tempêtes, de traverser les orages. C’est cette médecine que délivre la philosophie. Elle ne tue pas ; elle rend plus fort. Maux du corps et maux de l’âme, vieillesse, burn-out, addictions en tout genre, manque de volonté et mauvaises fréquentations, amour et chagrins d’amour, problèmes d’argent, de voisinage, de famille ou de bureau, coups de foudre et coups de sang, jalousie ou solitude, de Montaigne à Nietzsche en passant par Hegel et Descartes, la philosophie a tout affronté, et cherché à tout soigner.

Être quelqu’un de bien (PUF)

On préfère de nos jours parler d’éthique plutôt que de morale. Les deux termes renvoient pourtant à une même réalité. Comment expliquer cette réticence ? Comment expliquer aussi que fleurisse l’expression « c’est une belle personne », qui ne veut rien dire, mais qui exprime ce refus de toute référence à la morale ? Serait-ce parce que la morale rappelle la « leçon de morale », entre punition et contrainte ? Pourquoi est-il si difficile d’être quelqu’un de bien ? Pourquoi nous sentons-nous obligés d’ajouter, lorsque nous disons de quelqu’un qu’il est gentil, que c’est là un compliment ? La gentillesse serait-elle un défaut et la méchanceté un signe d’intelligence, à tout le moins de lucidité ? Qu’est-ce que la méchanceté ?
Philosophie du bien et du mal, des gentils et des méchants, cet ouvrage fait appel, sans jargon mais avec le sérieux requis, aux thèses, souvent radicales, et aux critiques, parfois étonnantes, des philosophes pour interroger notre rapport au bien et au mal, et pour tenter de déterminer ce qui peut faire de nous quelqu’un de bien.

Agrégée et docteure en philosophie, Laurence Devillairs est professeur de philosophie et éditrice. Auteure de nombreux ouvrages de philosophie érudite et grand public, passionnée par la mer depuis toujours, elle conjugue ses deux passions dans ce livre réjouissant.

Bibliographie sélective :

Descartes, Leibniz. Les vérités éternelles, PUF, 1998
Descartes et la connaissance de Dieu, Vrin, 2004
Brèves de philo : La sagesse secrète des phrases toutes faites, Seuil, 2010
100 Citations de Philosophie, « Que Sais-Je ? », 2015
Descartes, « Que Sais-Je ? », PUF, 2013
Un bonheur sans mesure, Albin Michel, 2017
Guérir la vie par la philosophie, PUF, 2017
Être quelqu’un de bien. Philosophie du bien et du mal, PUF, 2019




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