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Michel Georgel

Michel Georgel

La Fille sans prénom

« Elle dit que tu es vieux. Tu es malade et ta maladie, c’est d’être vieux. Elle dit que tu vas mourir. Pas aujourd’hui, bien sûr, ni même demain. Mais bientôt.

– Bientôt, c’est combien de jours ? De mois, d’années ?

Nouvel échange entre les deux Indiens.

– Elle ne peut pas savoir. Mais pas des années. Des mois, tout au plus.

… Il rit !

– Comment pourrait-elle voir cela ? On ne voit pas ce genre de choses en regardant les malades !

– Elle voit, c’est tout !

Il rit encore. »

Qui est ce vieillard qui choisit de mourir dans cette île perdue de la mer caraïbe ? Une histoire commencée presque un demi–siècle plus tôt, sur les granits d’une autre île, de l’autre côté de l’Atlantique, le seul point d’ancrage certain d’une longue dérive. Et d’un bout à l’autre de ce qui est tout de même l’histoire d’une vie, le souvenir d’une fille à peine rencontrée, mais jamais oubliée, parce que l’on peut tout oublier, sauf la vie même. La douleur de la vie.

À la mer, au vent, et au désespoir joyeux !

Un début de carrière dans la Marine nationale, brutalement interrompu par un incident de santé. Puis un bref épisode dans le monde de la publicité, en qualité de rédacteur concepteur.

Fort investissement en tant que chef d’entreprise dans le monde de l’animal de compagnie. Fondateur dirigeant d’un centre de formation.

Rédacteur de nombreux ouvrages sur ces sujets : « Comportement dans tous ses états », « Manuel de l’éducateur canin ou l’éducation réciproque », « le Toilettage au bout des doigts », « le Toilettage au bout des gestes », près de vingt « guides » à l’intention des propriétaires d’animaux de compagnie.

N’a jamais cessé de naviguer, vivant depuis une dizaine d’années, plus qu’à mi-temps sur un voilier, en compagnie de son épouse, dans les eaux caraïbes.

Auteur éclectique, ayant abordé aussi le théâtre, la nouvelle, il a rédigé cinq romans. Trois d’entre eux forment une « trilogie », posant la question des contradictions entre liberté et modernité, tant pour les humains que pour les animaux (Chants libres, juillet 2010, Chant des cent pierres, mai 2014, Chant du brasier, janvier 2018).

Ses deux derniers romans sont liés à l’univers maritime. « Temps d’escale » (janvier 2018) est un thriller haletant décrivant les intenses moments d’un jeune officier de marine dans un pays hostile où il ne devra son salut qu’à un mystérieux réseau, dont plusieurs jeunes femmes aussi mystérieuses que déterminées.

La « Fille sans prénom » (mai 2019) est le récit d’une vie de marin, depuis une île bretonne jusqu’aux mystères d’une autre île, indienne et caraïbe cette fois, un long parcours hanté par un souvenir féminin, aussi lumineux que mystérieux.

Pourquoi Michel Georgel écrit-il ? « Je suis surtout à la recherche ou la poursuite d’une écriture poétique, qui, au-delà de ce qu’elle rapporte ou raconte, par sa musicalité, sa respiration et son intensité émotive, se suffirait à elle–même », répond ce dernier.




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