Auteurs présents

Catherine Sauvat

Catherine Sauvat

Depuis que je vous ai lu, je vous admire (Fayard)

De son écriture sensible, Catherine Sauvat met en scène ce moment initiatique pour nombre de jeunes écrivains, la rencontre avec leurs maîtres. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères: la surprise est au bout de la rencontre.
Ils sont prêts à tout. Traverser les océans, sonner sans s’annoncer, ou faire jouer des relations, que parfois ils n’ont pas, pour un instant passé avec un écrivain qu’ils admirent. Si la plupart sont sincères, d’autres ne seraient pas contre un coup de pouce pour «  entrer en littérature  ».
L’écrivain, s’il se méfie des idolâtres, se laisse parfois déborder par de vils flatteurs. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères : la surprise est au bout de la rencontre.
En s’appuyant sur les récits des protagonistes eux-mêmes, ce livre nous raconte des péripéties d’admirateurs. De Casanova visitant Voltaire à la jeune Susan Sontag allant voir Thomas Mann, les générations et les cultures se croisent, dans la ferveur littéraire.
Gide a visité Verlaine. Qui a visité Hugo. Qui a visité Chateaubriand…
Tant qu’il y aura des écrivains, leurs émules chercheront à entrouvrir leur porte. Quitte à parfois la forcer.Une ode à la littérature.
 

Alma Mahler et il me faudra toujours mentir (Payot)

Connue pour son appétit des hommes – et non des moindes puisqu’elle a séduit Gustav Klimt et Alexander von Zemlinsky avant d’épouser Gustav Mahler puis Walter Grobius et enfin Franz Werfel, sans oublier une relation avec Oskar Koskoschka -, Alma a mené une vie trépidante consacrée à ses génies. Elle-même fille de peintre et mère de sculptrice, elle a joué au cours de sa longue existence (1879-1964) un rôle majeur dans les milieux artistiques de Vienne, Berlin, New York et Beverly Hills. On a longtemps prétendu qu’elle avait dû sacrifier à Gustav Mahler ses dons de compositrice. La vérité est à l’image de celle que Thomas Mann surnommait la grande veuve, avec un vrai talent pour l’édification de son propre mythe. Grâce à des sources peu connues, ce portrait aborde sous un angle nouveau, aussi bien la musicienne que l’égérie et la mémorialiste. Il révèle également les côtés sombrse d’Alma, notamment des opinions antisémites que n’ont ébranlées ni ses mariages ni l’exil.

Stefan Zweig (Folio)

«N’allez pas croire que j’aie foi en une amélioration prochaine de l’humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s’améliorera-t-elle pas, l’humanité, que si l’on cesse de lui répéter qu’elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu’elle ne fait vraisemblablement que s’entortiller autour de son propre axe ? Allez, l' »illusion » fait partie intégrante de la mixture magique de l’existence.» Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l’a mis à l’écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une œuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d’humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l’horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Né à Vienne en 1881, réfugié au Brésil où il se donnera la mort en 1942, Stefan Zweig, écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une œuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre.

L’Homme à la fourrure (Dargaud)
avec Anne Simon

Suite au succès de son roman La Vénus à la fourrure, l’écrivain Leopold von Sacher-Masoch reçoit une jeune femme décidée à s’emparer du rôle de Wanda décrit dans le livre. Ils concluent un contrat où il se soumet totalement à elle dans un jeu de dominante-dominé tel qu’il les aime. Des années après leur séparation et un remariage plus normé, Léopold est surpris par les sollicitations de jeunes admiratrices attirées par sa réputation sulfureuse. Il apprend alors qu’à ses dépens un livre a fait de son nom une perversion sexuelle : le masochisme…

Catherine Sauvat a écrit plusieurs biographies, dont celles de Robert Walser (Le Rocher, 2002), Stefan Zweig (Folio, 2006), d’Arthur Schnitzler (Fayard, 2007), d’Alma Mahler (Payot, 2009), de Louis Moreau Gottschalk (Payot, 2011) de Rilke (Fayard, 2016), ainsi que d’un roman graphique sur l’écrivain Léopold Sacher-Masoch, L’homme à la fourrure, avec les dessins d’Anne Simon (Dargaud, 2019). Elle est également co-auteur de plusieurs documentaires.




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