Sarah Biasini

Jouer l’amant (Stock)
Sarah joue Sarah. L’une est une comédienne, dans la beauté de la quarantaine et les doutes d’une femme sur la vie conjugale. L’autre Sarah est le personnage féminin de la célèbre pièce de théâtre d’Harold Pinter, L’Amant, voluptueuse et joueuse, fidèle et infidèle. La réalité rencontre la fiction jouée sur scène, les baisers pour de faux, les décors et le quatrième mur, les robes dont on s’habille pour changer de rôle, et qui laissent entr’apercevoir l’espace d’un instant, le corps sublimé de la femme qui joue à être une autre femme.
Harold Pinter a écrit : « Il n’y a pas de nette distinction entre ce qui est réel et ce qui est irréel, ni entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n’est pas nécessairement ou bien vraie ou bien fausse ; elle peut être à la fois vraie et fausse. »
Qui dit « je » en Sarah ? Qui ment, qui dit la vérité ? Se nourrit-elle de ses peines et des hommes aimés pour mieux interpréter le texte ? Ou au contraire doit-elle oublier les peines de coeur pour endosser l’identité d’une autre ?
Après le succès de son précédent et bouleversant livre, Sarah Biasini nous tourne la tête : virevoltant jeu de dupes, réflexion parfois désabusée sur le couple, récit d’une amoureuse contrariée, paradoxe de la comédienne, voici ce Jouer l’amant original et incarné.

La Beauté du ciel (Stock)
« Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, « Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit. » »
Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d’une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider. Car cette mère n’est pas n’importe quelle femme. Il s’agit d’une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.
Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l’amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions : comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu’on est habitée par la mort et qu’elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d’une mère que le monde entier idolâtre ? Comment devenir à son tour mère ?
La réponse, l’auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l’amour qu’elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l’ont élevée comme autant d’autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout.
Comédienne, Sarah Biasini a publié avec succès chez Stock son premier livre La Beauté du ciel, et a interprété récemment au festival d’Avignon L’Amant du dramaturge Harold Pinter.














